Le 7 novembre dernier, lors du Web Summit de Lisbonne, le prix iCapital a sacré Paris la ville européenne la plus innovante. En lice, il y avait 10 villes œuvrant chacune à leur manière pour l’environnement, l’entrepreneuriat ou encore le développement technologique. Voici quelles étaient nos favorites.

And the winner is…

Paris, la ville lumière. Le projet d’Arc de l’innovation, qui vise à dynamiser l’économie et l’emploi du grand est parisien, a décidé le jury à élire la capitale française comme ville européenne la plus innovante. Cette initiative, soutenue par une communauté de près de 600 acteurs (entreprises, coopératives, ONG) oeuvre pour l’implantation de nouveaux commerces et services aux habitants, le développement de l’attractivité du territoire et la transformation urbaine, en abolissant notamment la frontière jusqu’ici instaurée naturellement par le périphérique.

Le changement climatique, ça se passe à Copenhague

En 2014, Rasmus Helveg Petersen, le ministre de l’Énergie, du climat et des bâtiments du Danemark, déclarait sans sourciller que Copenhague serait la première capitale européenne à zéro émission de CO2. Depuis lors, la ville multiplie les initiatives allant dans ce sens. Comme le raconte Le Monde, la ville met la main à la pâte avec la construction de centaines d’éoliennes et la favorisation des cyclistes, qui supplantaient en novembre 2016 les automobilistes dans la capitale danoise. Ce qui lui a déjà permis de diminuer ses émissions de CO2 annuelles de 100 000 tonnes.

Helsinki et son quartier dédié à l’innovation

La capitale finlandaise figure depuis quelques années en haut des classements de villes innovantes – en 2015, CITIE la classait déjà troisième, derrière Londres et New York. À l’échelle européenne, en revanche, Helsinki fait partie des évidents favoris pour la première place. Cela grâce à “Smart Kalasatama”, son quartier en développement qui utilise les big data et fait collaborer la ville, les citoyens et les entreprises. Il devrait accueillir 25 000 personnes et créer 8 000 emplois d’ici 2035. Celui-ci pourrait même permettre à ses habitants de “gagner une heure par jour”, grâce à des structures de mobilité intelligente qui provoqueraient l’économie de pas mal de temps.

Talinn 2.0

À travers sa capitale, l’Estonie est en train de devenir une véritable e-nation. Preuve en est avec la signature de la Déclaration de Talinn, le 6 octobre 2017, par tous les membres de l’Union européenne et les membres de l’Association européenne de libre-échange – le Liechtenstein, la Norvège, l’Islande et la Suisse. Celle-ci encourage tous les signataires à aller dans le sens de la e-residence, déjà développée en Estonie depuis plusieurs années. Avec une simple carte de séjour, il est possible à n’importe qui de monter son entreprise au sein du pays sans avoir à y vivre, en échange de ses données biométriques.

Toulouse, la métropole ouverte

Avec son projet d’Open Métropole, Toulouse pourrait réaliser son ambition de venir une smartcity en bonne et due forme. Celle-ci serait bâtie en partant de trois principes : la co-construction public/privé, le placement du citoyen au cœur de la démarche et le partage des données publiques. À ce jour, la ville expérimente des projets tournant autour de l’ouverture au public des données, de l’optimisation des réseaux énergétiques et de l’éclairage intelligent à basse consommation. Une fois construite, l’ambition est de créer une ville modulable à la mobilité fluide, avec une propreté à toute épreuve.