Le 10 septembre, Bloomberg relayait la nouvelle mesure de la Chine, qui souhaite cesser la vente de véhicules fonctionnant grâce à des combustibles fossiles et ainsi encourager les constructeurs à se focaliser sur le déploiement d’automobiles électriques. Et la Chine n’est pas la seule à affirmer une telle volonté. À l’horizon  2040, de nombreux pays devraient avoir éradiqué les voitures à essence et diesel. Sommes-nous donc sur le point d’en finir avec la pollution automobile ? Tout laisse à penser que oui. Et les gouvernements semblent tout faire pour.

Plus de deux millions de voitures hybrides ou électriques

Une étude de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) intitulée Global Ev Outlook 2017 a récemment dévoilé qu’en 2016, plus de deux millions de véhicules électriques ou hybrides étaient en circulation, établissant un nouveau record. Sur les 750 000 écoulés au cours de cette même année dans le monde, 300 000 se trouvent en Chine.

La Norvège a son mot à dire

L’étude de l’AIE révèle également que la Norvège possède 29 % de parts de marché pour l’électrique, soit le plus haut taux enregistré pour un pays. Ce chiffre fait suite à la baisse drastique, rapportée par Le Monde, des revenus liés au pétrole. Le gouvernement multiplie alors les avantages pour l’achat de véhicules se passant d’énergie fossile, comme l’annulation de la taxe d’immatriculation. Une opération qui s’inscrit dans le plan d’Oslo, qui souhaite ne plus émettre un seul gramme de carbone d’ici 2025 et vise ainsi, selon un autre article du Monde, la circulation unique de véhicules électriques.

L’engagement commun pour 2040

Si le plan d’Oslo consiste à ne plus vendre une seule voiture à énergie fossile d’ici 2025, de nombreux autres pays se sont engagés sur le même objectif, mais à d’autres échéances, rapportent Les Échos. Ainsi, on apprend que l’Allemagne et l’Inde se sont fixés 2030 comme date butoire, tandis que la France et le Royaume-Uni misent sur l’horizon 2040. Selo IOL, les Britanniques montrent d’ores et déjà un certain appétit pour la voiture électrique. Plus de 20 % des véhicules vendus en 2016 au Royaume-Uni étaient hybrides ou électriques.

Nicolas Hulot a un plan

L’objectif norvégien en a inspiré plus d’un. Parmi eux, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, qui présentait le 18 septembre 2017 les premières mesures de son plan climat, dans un entretien avec Libération. Parmi celles-ci, une augmentation de la prime de conversion versée aux automobilistes souhaitant investir dans un véhicule hybride ou électrique, combinée à une augmentation de la taxe pour les véhicules trop polluants, dont le malus a été baissé de 6 grammes de CO2 par kilomètre.

L’entretien d’une voiture électrique coûtera moins cher d’ici 2022

Selon les analystes de Bloomberg New Energy Finance (BNEF), relayés par The Guardian, le fait de posséder une voiture électrique sera moins coûteux que l’entretien d’un véhicule conventionnel. Ce malgré le fait que les véhicules à énergie combustible devraient réduire d’ici là leur consommation de 3,5 % chaque année. « Le coeur de notre analyse concerne les batteries de véhicules électriques. Le prix des batteries lithium-ion a déjà baissé de 65 % depuis 2010 pour atteindre un coût de 350 $/kWh. D’ici 2030, ce tarif devrait passer sous la barre des 120 $/kWh avant de, au fil des années, continuer de baisser », indique Colin McKerracher, chercheur au BNEF.