Depuis le 21 juillet 1969 et le « grand pas pour l’humanité » effectué par Neil Armstrong, l’Homme se prend à rêver d’un exode vers son satellite. Cela reste à prouver. Toutefois, l’espoir perdure. Et ça, des entreprises privées l’ont bien compris. Si la Lune n’est pas encore une terre d’accueil avérée, elle n’en reste pas moins un eldorado que nous rêvons de visiter, d’habiter… ou d’exploiter. Ce constat fait, divers projets ont vu le jour. Voici les cinq plus prometteurs.

Moon Express et la volonté de faire de la Lune une « station-service »

D’après le New Zealand Herald, Moon Express espère être la première société privée à lancer et déposer son petit vaisseau non-habité vers la Lune avant la fin de l’année 2017. En concurrence avec quatre autres start-ups, elle fait figure de favorite pour remporter le prix Google Lunar XPRIZE. En plus de l’aspect lucratif de la récompense (20 millions de dollars), une telle prouesse devrait permettre par la suite des vols réguliers pour livrer des équipements scientifiques et d’exploration afin d’exploiter les ressources du sol lunaire et son potentiel commercial. Mais surtout, in fine, de « prospecter et exploiter les richesses lunaires, à commencer par l’eau. La Lune, plus tard, deviendra une sorte de station-service pour les vaisseaux spatiaux de demain », explique Robert Richards, PDG et cofondateur de Moon Express.

Évidemment, Elon Musk est de la partie

En 1972, les astronautes d’Apollo 17 réalisaient la dernière mission habitée dans l’orbite lunaire. Depuis lors, rien. Une aubaine pour Elon Musk. Il a donc annoncé vouloir, à l’horizon 2018, envoyer deux citoyens autour de la Lune à bord de l’un des vaisseaux de sa compagnie SpaceX. Et pour Space.com, cela peut marcher. Selon le fondateur de PayPal, le voyage durerait environ une semaine. Après avoir décollé depuis la Floride, il faudrait parcourir entre 500 000 et 650 000 kilomètres dans l’espace pour quitter la Terre, passer près de la Lune sans s’y poser et revenir sur la planète bleue. Ici toutefois, l’objectif final n’est pas d’exploiter le satellite mais de tester les capacités des engins SpaceX en vue d’une colonisation de Mars.

L’alliance surprise entre la Chine et la Russie

Jusqu’ici, la conquête de la Lune se jouait principalement entre la Chine, la Russie et les États-Unis. Désormais, les deux pays d’Asie souhaitent réaliser l’exploit ensemble. Annoncé le 3 août par la TASS, ce partenariat devrait être signé dans le courant cet automne. Et tout le monde y trouverait son compte. Selon Futura Sciences, bien que la Chine ait rattrapé son retard sur la Russie, certaines technologies lui manquaient, mais elle pourra désormais les acquérir à bon compte. De son côté, en se tournant vers la Chine, la Russie se prépare comme il se doit à la fin de la Station spatiale internationale (ISS) et celle de ses obligations vis-à-vis des partenaires occidentaux liés à ce programme.

Du réseau téléphonique sur la Lune ?

Éliminée du Google Lunar XPRIZE, la start-up allemande Part-Time Scientists n’a néanmoins pas abandonné son projet d’être la première entreprise privée à envoyer des véhicules de reconnaissance sur la Lune, n’en déplaise à Moon Express. Selon WIRED, le projet est d’installer un réseau téléphonique sur le satellite afin que ceux-ci puissent nous envoyer en temps réel les données récoltées. Pour mener à bien leur entreprise, les « PTScientists » se sont associés à l’opérateur téléphonique Vodafone. Ensemble, ils équiperont un module baptisé Alina de la technologie mobile LTE, que nous utilisons ici-bas avec nos smartphones. Bien plus efficace que la transmission radio car moins gourmand en énergie, il permettrait ainsi aux rovers, les véhicules envoyés sur la Lune, de moins consommer pour communiquer avec la base terrienne et de se focaliser davantage sur leurs découvertes. Ainsi, les scientifiques pourront collecter bien plus de données sur place.

L’ambition de Jeff Bezos est claire : il veut coloniser la Lune

Après avoir conquis le monde de l’e-commerce, Jeff Bezos se lance désormais à la poursuite de la Lune. Comme le raconte le New York Post, le fondateur d’Amazon souhaite retourner sur la Lune. Mais cette fois-ci, pour y rester et y construire une nouvelle civilisation. Grâce à son entreprise Blue Origin, concurrente directe du SpaceX d’Elon Musk, il déclarait à Geekwire vouloir bâtir « un système de ravitaillement permanent vers le satellite. Pour ce faire, nous possédons la technologie nécessaire pour transporter d’importantes quantités de matériaux vers le satellite, ce qui semble nécessaire si vous souhaitez installer une colonie humaine sur place. » Bezos a déjà pitché son idée à la NASA.