La Chine, la Russie et les États-Unis, pour ne citer qu’eux, ont prouvé à travers leurs différentes agences de défense qu’elles entendaient bien tirer profit des avancées locales en termes d’IA pour améliorer leur armement. Et si elles y parviennent, le risque est planétaire. Heureusement, certains grands acteurs de la technologie s’insurgent publiquement et préviennent du désastre annoncé.

Elon Musk a réuni 115 de ses potes

Même lorsqu’il s’insurge, le milliardaire Elon Musk fait dans la démesure. Et ce n’est pas plus mal. En août 2017, il invitait 115 personnages de renom – fondateurs d’entreprises de robotique et d’IA – à signer expressément une lettre ouverte. Celle-ci, adressée à l’ONU, stipulait un bannissement immédiat des armes autonomes. “Ces armes peuvent être des armes de terreur, des armes que des despotes et des terroristes utilisent contre des populations innocentes, et des armes piratées pour agir de façon indésirable. Nous n’avons pas longtemps pour agir. Une fois que la boîte de Pandore est ouverte, il est très difficile de la refermer” peut-on y lire.

Elles ne sont pas contrôlées

Malgré leur mise en service et leur diffusion, il n’existe pas à ce jour d’arrêt modérant l’utilisation des armes autonomes – les armes nucléaires, par exemple, sont très minutieusement contrôlées. Comme l’indique Venture Beat, l’absence d’un traité international réglementant ces armes furieusement létales pose certains problèmes, notamment du point de vue de la production, qui ne subit ainsi aucune limite.

La vidéo de la terreur

Notamment relayée par CNN, la vidéo “Slaughterbots” a effrayé tout Internet, en affichant tout le potentiel destructeur des drones tueurs. Issue d’une collaboration entre collaboration entre l’université de Californie à Berkeley professor et le Future of Life Institute, cette fiction de sept minutees dépeint des massacres effectués par des quadricoptères dotés de systèmes de reconnaissances faciales et d’armes à feu. Flippant et dystopique à souhait.

Do It Yourself

Il est aujourd’hui donné à n’importe quel petit génie informatique de fabriquer une arme autonome. Les matières premières, notamment, sont de moins en moins chères. Un drone ne coûte aujourd’hui que quelques centaines de dollars. Et le génie nécessaire à la programmation d’une IA tueuse est facilement trouvable en ligne, notamment sur des plateformes légales comme ArXiv et GitHub. Puisqu’après tout, comme le rappelle Rolling Stone, un drone, guidé par un algorithme et transportant une charge explosive peut causer de nombreux dégâts.

Crédits: Cpl. Levi Schultz